Ce mardi, nous recevions avec plusieurs députés de mon groupe des représentants de salariés de Renault Group pour faire le point sur la situation du groupe avec ceux qui sont le mieux placés pour en parler, les travailleurs.
3 ans après la fermeture de la SAM, dans laquelle Renault porte une responsabilité immense, les mêmes procédés semblent mis en œuvre par ce groupe auprès d’autres fonderies sous-traitantes partout dans le pays, au profit de sous-traitants chinois.
Pourtant, Renault touche des milliards d’euros d’argent public en CICE ou exonérations d’impôts. Cette attitude est insupportable, de même que la passivité complice d’E. Macron et de ses gouvernements successifs.
Les sites Renault sont aussi abandonnés par le groupe qui leur refuse des investissements productifs nécessaires. Dans le même temps, Renault exige 7 % de marge opérationnelle, ce qui augmente considérablement le prix des véhicules. Cette entreprise, qui bénéficie de nombreuses aides publiques et fait payer le prix fort à ses clients, a versé 1,368 milliards d’euros à ses actionnaires sous formes de dividendes ou rachats d’action.
Je suis intervenu lors de cette discussion et les salariés ont été unanimes : il faut conditionner l’utilisation de l’argent public par les très grands groupes comme je l’avais proposé par un amendement budgétaire voté à l’Assemblée mais balayé deux fois par 49-3 et comme je l’avais noté dans les conclusions de mon rapport de 2023 sur le dispositif France 2030.
Les travailleurs sont prêts. Nous pouvons produire en France des voitures plus petites et légères, moins polluantes et moins chères. Cela suppose une stratégie industrielle cohérente et des investissements suffisants, à rebours de ce que propose E. Macron en matière d’industrie.
