Une augmentation scandaleuse des prix de l’électricité ce 1er aout

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Ce 1er aout, les tarifs de l’électricité augmentent de 10%. Cette nouvelle augmentation décidée par le gouvernement fait suite à une première hausse de 15% en février. En définitive, les particuliers auront connu une augmentation de leurs factures d’électricité de 25% en moins d’un an.

Le gouvernement a menti aux Français puisque Bruno Le Maire avait promis le maintien en 2023 du bouclier tarifaire.

Cette situation condamne les Français à s’appauvrir alors qu’ils subissent déjà une sévère inflation sur les prix des produits alimentaires, de l’ordre de 15% en un an. Les pensions de retraite et les salaires augmentent-ils suffisamment pour faire face ? Bien sûr que non.

Quant à nos commerçants, boulangers, bouchers, artisans et entreprises, la situation est alarmante puisqu’ils ne bénéficient pas du bouclier tarifaire. Ces derniers mois, beaucoup m’ont dit craindre de mettre la clé sous la porte. Dans ma circonscription rurale, ils sont pourtant des maillons essentiels de la vie locale. L’Assemblée Nationale a bien adopté des amendements de la NUPES et des Républicains pour rétablir les tarifs réglementés de vente d’électricité pour toutes les TPE, PME et collectivités territoriales de moins de 50 000 habitants. Malheureusement, le gouvernement s’oppose à son adoption par le Sénat en deuxième lecture.

Les usagers et les entreprises paient donc le prix fort, se voyant imposer, sans aucun débat démocratique et au mépris du Parlement, des prix sans connexion avec le coût de production réel.

L’essentiel des augmentations imposées aux usagers procède d’un mécanisme de formation des prix dicté par le marché spéculatif, même pour les bénéficiaires des tarifs règlementés. 

Comment en sommes-nous arrivés là ? En Europe, le coût moyen de production, qui servait de base de calcul pour les prix de l’électricité, a été abandonné au profit d’un prix formé sur un marché unique et la prise en compte des coûts de production les plus chers. Résultat : les factures franchissent des niveaux intenables pour des millions de personnes. L’échec du marché est patent.

Avec mes collègues députés LFI-NUPES, je propose deux mesures immédiates. Premièrement, l’adoption en urgence par le Sénat de la proposition de loi rétablissant les tarifs réglementés pour toutes les TPE, PME et collectivité territoriales. Deuxièmement, le blocage immédiat des prix du gaz et de l’électricité pour les ménages. Passée l’urgence, nous devrons œuvrer au retour à une fixation des prix des tarifs réglementés basée sur le prix de production et pilotée démocratiquement en s’appuyant sur un pôle public de l’énergie.

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