Le report en janvier de la signature de l’accord UE-Mercosur est une conséquence de la mobilisation agricole. Ce traité est dangereux pour la santé, le climat et il détruirait l’agriculture familiale. L’ambigüité du président E. Macron a assez duré. Il est temps qu’il s’y oppose fermement, comme le lui demandent les agriculteurs, les syndicats agricoles et les parlementaires.
L’Assemblée nationale a en effet voté unanimement le 27 novembre dernier contre le traité UE-Mercosur, à l’initiative des députés insoumis. Ce vote doit être respecté par E. Macron.
D’illusoires « clauses miroirs » ou « clauses de sauvegarde » ne protègeront de rien : ni des aliments produits avec des pesticides interdits en Europe, ni du bœuf sud-américain élevé aux antibios.
Il est encore possible d’empêcher la signature de cet accord. La France doit saisir la Cour de justice de l’Union européenne et annoncer qu’elle suspendra sa participation budgétaire à l’Union européenne si cet accord est signé contre son avis.
Je me suis rendu à nouveau ce matin à Baraqueville rencontrer les éleveurs mobilisés pour échanger avec eux à ce sujet et leur faire part des discussions auxquelles j’ai participé cette semaine avec la ministre de l’agriculture à propos de DNC.
Il est urgent que le gouvernement agisse pour la déclassification de la maladie au niveau européen. C’est une étape essentielle pour faire évoluer la politique sanitaire actuelle, qui s’appuie aujourd’hui sur l’abattage systématique total des cheptels lorsqu’un cas est déclaré. Cette option est la pire chose qui puisse arriver à un éleveur et n’est pas acceptable pour les aveyronnais mobilisés.
Nous devons aller vers la vaccination préventive, l’abattage sélectif des seules bêtes malades, la mise en quarantaine et le suivi sanitaire des foyers déclarés.
Tout doit être fait pour empêcher l’introduction de la maladie en Aveyron. Cela implique tout d’abord un contrôle renforcé des mouvements d’animaux, notamment depuis les zones proches de foyers infectieux et la préparation d’une vaccination préventive avec maintien des débouchés commerciaux, une fois que les négociations avec les partenaires européens auront abouti.




