Ce lundi 28 juillet j’ai répondu à l’invitation qui m’avait été faite de visiter les Thermes de Cransac. Cet établissement, membre de la Chaine thermale du soleil, est unique en Europe, traitant les rhumatismes grâce aux gaz naturellement chauds qui s’échappent de la montagne qui brûle.
Ce site est un atout majeur pour notre territoire, tant du point de vue médical, que touristique. En haute saison, ce sont près de 600 curistes par jour qui fréquentent la station thermale. Ceux-ci viennent de toute la France et restent dans le bassin durant 3 semaines environ. Cette forte fréquentation contribue significativement à l’économie locale, en dynamisant l’hébergement, la restauration et les commerces de proximité.
En tant que vice président du groupe d’étude transpartisan Thermalisme de l’assemblée nationale, je me suis opposé aux tentatives de déremboursement des cures thermales. Celles-ci sont reconnues comme efficaces scientifiquement, et sont aussi des réponses aux enjeux de santé publique actuels : « une étude conduite en rhumatologie a révélé une baisse de 10,8 % des dépenses médicales dans les six mois suivant une cure, traduisant une économie moyenne de 185 euros par patient”.
Pour autant, ce secteur subit la crise du manque de médecins qui traverse l’ensemble du pays. Cette situation menace directement les stations thermales comme Cransac où, après prescription de la cure, 3 consultations de suivi doivent être assurées pendant le séjour.
J’ai pu échanger avec le directeur du site, monsieur Jacquemin, de l’ensemble de ces enjeux. Je vais proposer ces prochains jours à la Ministre de la santé que certaines consultations dans le cadre des cures thermales puissent être assurées par des Infirmières en pratiques avancées, avec des formations correspondantes.



