Vendredi 10 avril, la proposition de loi qui vise à “permettre le travail le 1er mai dans certains secteurs” sera examinée à l’Assemblée nationale. Je siègerai pour m’opposer à l’adoption de cette proposition démagogique et dangereuse.
En effet, après avoir volé deux ans à la retraite aux travailleurs en imposant la retraite à 64 ans et au moment où les Françaises et les Français sont pris à la gorge par l’explosion des prix de l’énergie, les députés macronistes et de droite, soutenus par le RN, tentent de supprimer le 1er mai. Décidément, nous n’avons pas le même sens des priorités !
Le 1er mai est aujourd’hui le seul jour obligatoirement férié, chômé et payé pour tous les salariés, en application de la loi. Il s’agit d’un acquis social qui consacre le 1er mai comme journée internationale des travailleurs.
Les députés macronistes prétendent que leur loi vise à favoriser le volontariat des salariés à travailler le 1er mai et à défendre l’artisanat. Pourtant, ce texte de loi permet l’ouverture des commerces de grands groupes comme Interflora, Paul ou Grand Frais, ce qui sera très défavorable aux petits artisans. Les artisans peuvent en effet déjà ouvrir leur commerce le 1er mai, à condition de ne pas faire travailler leurs salariés ce jour-là.
Depuis 2015 déjà, la « loi Macron » incite les salariés à travailler le dimanche, jour auparavant de repos, désormais banalisé avec une majoration quasiment disparue. La proposition de loi examinée ce vendredi, si elle était adoptée, ferait travailler le 1er mai plus d’1,5 millions de salariés à travers le pays et ouvrirait la voie à une généralisation du travail ce jour-là.
En soutien de l’ensemble des organisations syndicales représentatives des salariés, je serai, avec mon groupe parlementaire La France Insoumise, mobilisé vendredi pour m’y opposer.
