Le vendredi 21 Mars, je me suis rendu à Najac pour la journée nationale des aides à domicile. Il est en essentiel d’apporter à cette profession la reconnaissance qu’elles méritent. Je dis elles, car en 2023, 96 % des aides à domiciles étaient des femmes.
Le travail des ADMR est indispensable à notre société. La mission de venir en aides aux plus isolées, aux plus fragiles, en perte d’autonomie ou en situation de handicap est essentielles. Ce sont ces personnes qui ont le plus besoin d’attention, de lien social. La pénibilité de ce métier doit être plus amplement reconnu, tant au niveau physique que mental. Cette journée y participe, cette reconnaissance ne doit pas s’arrêter uniquement au déclaratif.
Alors que notre pays comptera 4,5 millions de personnes qui auront besoin d’un accompagnement à domicile en 2050, il est urgent de revaloriser votre métier. La loi grand âge promise par le Président Macron depuis 2018 se fait toujours attendre. Il manque toujours une discussion de fond sur les moyens mis sur la table pour permettre à nos aînés de passer leurs vieux jours chez eux comme ils sont nombreux à le vouloir. Il manque aussi cette discussion pour enfin fixer une rémunération juste pour celles qui les aident au quotidien.
Créer un cadre de travail pérenne, de fonctionnaire, défendu par mon groupe parlementaire à l’Assemblée Nationale, pourrait faire partie des solutions, à discuter évidemment avec tous les acteurs de l’aide à domicile et du soin. J’ai moi-même titularisé les agents du CCAS qui le souhaitaient lorsque j’étais maire d’Aubin. J’ai aussi fait prendre en charge les assurances voiture par la commune ou fait en sorte de favoriser une reconnaissance salariale proportionnelle aux formations suivies. J’ai essayé et essaye d’améliorer les choses à mon niveau.
Je remercie l’ensemble des interlocuteurs avec qui j’ai pu échangé au cours de cette soirée. Et soyez sûr que vous pouvez compter sur mon engagement en circonscription et à l’assemblée pour faire avancer ces causes.
