Assemblée Générale de l’IRVA à La Borie de Cabrol, Sainte-Croix

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Le lundi 15 septembre, je me rendais à l’exploitation de M. Pierre Cabrit, Président de l’Interprofession Régionale du Veau de l’Aveyron et du Ségala (IRVA), pour son assemblée générale extraordinaire et ordinaire. Madame Carole Ly, présidente de l’INAO, avait fait le déplacement pour assister à ces échanges.

Nous avons ainsi pu découvrir une partie de l’exploitation de M. Cabrit, notamment le bâtiment où ils grandissent. C’était aussi l’occasion de faire le point sur les dossiers d’actualité, et notamment sur une année 2025 qui a été bien chargée. Tout d’abord, la filière du Veau de l’Aveyron et du Ségala a vu une augmentation significative du prix payé aux éleveurs pour le veau, ce qui est globalement très bien accueilli par les agriculteurs, qui voient cette hausse du prix comme une valorisation plus conforme à la réalité de leur métier et comme une reconnaissance de la valeur de leur travail. Des difficultés demeurent malgré tout, mais les éleveurs sont déterminés à poursuivre sur cette voie.

Un autre moment fort de l’année 2025 a consisté en le renforcement de la marque Veau de l’Aveyron à travers plusieurs évolutions institutionnelles. Premièrement, le cahier des charges de l’IGP (Indication Géographique Protégée) Veau de l’Aveyron et du Ségala a évolué suite à un travail collectif de l’ensemble de la filière et avec le concours de structures comme l’INAO ou la DDT. Il y a notamment été ajouté des critères agroécologiques, ce qui fait du Veau de l’Aveyron et du Ségala la première IGP dans le secteur des viandes à mettre en avant de tels critères. Ils se traduisent par quatre volets : la préservation de la biodiversité, le maintien et le développement de la diversité culturale, la place de l’herbe au coeur de nos fermes et l’autonomie alimentaire des exploitations. Autre évolution institutionnelle notable, un arrêté du 21 mai 2025 qui renforce la protection de l’IGP et de l’appellation « veau », notamment au regard de la concurrence venue de la concurrence du marché des broutards.

Quant à madame Ly, elle a insisté sur l’évolution sociale à l’oeuvre avec la prise en compte de plus en plus importante de la question environnementale auprès du public, mais aussi sur la nécessité de justement reconnaître les producteurs qui en tiennent compte, car l’évolution des pratiques a un coût non négligeable. Ainsi, le rôle d’agences telles que l’INAO est primordial pour distinguer des produits locaux, de qualité et viables d’un point de vue environnemental, mais surtout pour les faire connaître auprès du grand public. Le travail effectué par l’INAO de concert avec les éleveurs du Veau de l’Aveyron et du Ségala pour retravailler leur cahier des charges et mieux identifier la marque illustre toute l’utilité et l’aspect nécessaire d’agences telles l’INAO, que certains parlementaires voudraient pourtant supprimer.

C’est donc une année pleine de promesses qui s’achève, même s’il reste beaucoup à faire pour valoriser au juste prix des éleveurs qui font le choix de s’orienter vers des productions de qualité et respectueuses du vivant. Je remercie les personnes présentes pour la qualité des échanges, toujours constructifs et instructifs.

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