Ces 116 jours auront seulement permis au gouvernement de François Bayrou d’éviter la censure. Alors qu’à son annonce, « tout pouvait être discuté », toutes les mesures proposées par les syndicats de salariés ont été refusées, y compris celles pour rétablir les critères de pénibilité ou pour améliorer les retraites des femmes.
L’âge légal de départ fixé à 64 ans, auquel seuls 16 % des français sont favorables, est déclaré intouchable, alors que ce décalage de deux ans n’a jamais été voté par l’Assemblée nationale. L’assemblée a au contraire voté le 5 juin une résolution contre cette réforme de la retraite à 64 ans. C’était alors la première fois que le Parlement se prononce sur ce texte, 2 ans après son passage en force.
Ceux qui avaient refusé de voter la censure constatent aujourd’hui leur échec. Il est temps de cesser la mascarade organisée par François Bayrou et que tous les députés de gauche censurent le gouvernement pour faire respecter la démocratie et le droit à la retraite


