Ma responsabilité est de voter contre la confiance le 8 septembre

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François Bayrou a annoncé recourir au vote de confiance le 8 septembre prochain. C’est la première fois depuis cinq ans qu’un premier ministre macroniste accepte de se soumettre à la démocratie parlementaire.

C’est une première victoire de la mobilisation populaire qui se prépare pour le 10 septembre et de la pression politique d’une censure qui aurait été déposée par les députés LFI-NFP le 23. Depuis huit mois, François Bayrou ne devait son salut qu’aux députés du RN qui, à huit reprises, ont refusé de voter la censure.

Ma responsabilité dans ce contexte est de voter contre la confiance le 8 septembre face à une politique minoritaire à l’Assemblée et rejetée massivement par le peuple. 67% des Français sont même favorables à la démission d’Emmanuel Macron après la chute de F. Bayrou (Elabe).

Quelles sont les principales raisons qui ont conduit à cette crise politique inédite ?

  • le refus du président E. Macron de tenir des compte du résultat des élections législatives qu’il avait pourtant lui-même convoquées et son obstination à imposer la poursuite d’une politique rejetée par les Français ;
  • l’augmentation historique de la dette et du déficit public provoquée par la politique d’E. Macron qui a appauvri l’État en multipliant les cadeaux fiscaux aux plus riches du pays ;
  • la plus forte progression de la pauvreté depuis 1996, avec 650 000 personnes qui ont basculé dans la pauvreté en l’espace d’une année et un taux de pauvreté qui atteint son plus haut niveau : 15,4% ;
  • le projet de budget de F. Bayrou est de faire payer aux retraités, aux malades et aux travailleurs, les cadeaux qu’E. Macron a fait aux plus riches. Ce budget prévoit ainsi : le gel des pensions de retraite, la suppression de deux jours fériés, le passage des franchises médicales de 50 € à 100€ ou encore de nouvelles fermetures de lits d’hôpitaux.

Pire, F. Bayrou a accusé l’ensemble des Français d’être responsables de la dette. C’est au contraire la politique extrémiste des macronistes en faveur des ultras riches qui a conduit le pays à l’impasse.

La responsabilité des députés est donc de voter contre la confiance pour permettre d’ouvrir la voie à de nouveaux choix politiques pour réduire la dette sans détruire l’économie du pays, les services publics et les conditions de vie des Français. Il est tout à fait possible de trouver des recettes nouvelles, épargnant 99,9% de la population, avec des majorités claires à l’Assemblée nationale :

  • Nous avons proposé et fait adopter la « taxe Zucman » (du nom de l’économiste portant cette mesure), une garantie fiscale de 2% sur le patrimoine des ultra-riches. Cette mesure, majoritaire et populaire, rapporterait environ 20 milliards d’€.
  • Nous avons proposé et fait adopter une mesure pour faire payer l’impôt sur les sociétés (IS) des multinationales au prorata du chiffre d’affaires véritablement réalisé en France. Cette proposition rapporterait environ 25 milliards d’€.

Ces décisions majoritaires à l’Assemblée nationale et parmi les électeurs, ont été annulées par les multiples 49-3 des gouvernements Macron et empêchées par son obstination dogmatique à imposer de force une politique qui mène notre pays à toujours plus de dégâts économiques et d’inégalités sociales. Il est urgent de faire autrement.

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