Ce lundi, nous nous sommes prononcés une nouvelle fois sur le budget, cette fois-ci sur la partie recettes du Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) 2025. Le Premier Ministre F. Bayrou a encore une fois engagé directement l’article 49-3 de la Constitution pour faire adopter ce budget sans laisser de temps au débat parlementaire.
Pourtant, comme le Projet de Loi de Finances 2025, ce PLFSS 2025 contient de nombreuses mesures injustes et cruelles, qui vont pourrir la vie des classes moyennes et populaires de notre pays.
MM Macron et Bayrou ne se contentent pas de s’attaquer aux microentrepreneurs avec leur budget 2025, ils s’en prennent également aux apprentis rémunérés au-dessous du SMIC. Ainsi, à partir de 883€ bruts par mois, un apprenti devra payer la CSG/CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale), ce qui représente 24€/mois à payer de plus pour quelqu’un gagnant 1042€ nets.
Un autre mauvais coup porté directement sur le portefeuille des Français, c’est la hausse de la taxation des mutuelles à hauteur de 1 milliard d’euros. Il s’agit en réalité d’un impôt caché, car ce que les mutuelles payeront en plus, elles risquent fort de le répercuter directement en hausses de cotisation sur leurs assurés.
Pourtant, d’autres pistes de financement existent et peuvent réunir des majorités. Nous en avons fait la démonstration en automne dernier lors des premières discussions sur le PLFSS sous M. Barnier. De nombreux amendements proposés par le NFP et adoptés au-delà de ses bancs permettaient de dégager 20 milliards de recettes supplémentaires, en concentrant les efforts demandés sur les plus grandes entreprises et citoyens les plus fortunés, justement pour préserver les classes moyennes et populaires. Malheureusement, M. Bayrou a fait le choix de ne retenir aucune de ces pistes de financement et de maintenir un budget globalement restrictif, qui va rendre la situation de tous encore plus difficile.
La conséquence directe de ce genre de choix est de toujours revoir à la baisse les moyens consacrés à garantir la santé pour tous dans le pays. C’est pourquoi j’ai voté une nouvelle fois la censure du gouvernement de F. Bayrou. Pour protéger les Français, principalement les classes moyennes et populaires, d’un mauvais budget qui va empirer leur situation.
